Les Pee-Wee 3D

Antoine Pilon marque des points

Le 19 décembre 2012 à 17:33

Avec ses complices du film Pee-wee, Rémi Goulet et Alice Morel Michaud. © Sébastien St-Jean
Malik Cocherel

Révélé au grand public dans Frisson des Collines, le jeune acteur québécois fait son retour au cinéma dans le film de hockey Les Pee-Wee 3D. Un rôle exigeant qui lui a permis de se découvrir de nouveaux talents… de patineur !

Comment t’es-tu préparé pour ce rôle de joueur de hockey dans les Pee-Wee?

Deux mois avant le tournage, on a eu un coach de patinage artistique qui s’est occupé de nous. Bon, on n’a pas appris à faire des pirouettes, mais il nous a enseigné les bases du patinage! Il y a aussi eu Gaston Therrien (l’analyste sportif et ex-joueur du Canadien) qui nous a aidé pour les aspects plus techniques du hockey, par exemple comment faire un ‘slap shot’ ou comment manier la rondelle rapidement.

«C’était vraiment la même ambiance qu’une chambre de hockey!»

Avant ce film, tu n’avais jamais joué au hockey?

Dans une équipe? Non. J’avais seulement joué dans la rue avec mes amis. Donc c’est assez impressionnant ce qu’on est arrivé à faire avec seulement deux mois d’entraînement. On avait un peul mal aux genoux au début! (rires) Mais on a eu un très bon coach.

Es-tu fan d’un joueur de hockey en particulier?

Je n’ai pas vraiment d’idole, mais mon équipe préférée, c’est les Canucks de Vancouver. Et j’ai toujours aimé le gardien Roberto Luongo.

Comment était l’ambiance sur le tournage avec les autres jeunes acteurs?

C’était vraiment la même ambiance qu’une chambre de hockey! Il n’y avait pas de hiérarchie avec nos doublures qui étaient là pour les scènes de match sur la glace. On se confondait très bien, on leur parlait, on s’amusait avec eux. On a vécu tous ensemble pendant une vingtaine de jours. Et puis, il y avait certains de mes partenaires que je connaissais déjà comme Alice (Morel-Michaud) et William (Monette) qui jouaient mes amis dans Frisson des collines.

Si tu devais comparer les deux tournages, lequel as-tu préféré?

C’était très différent. Il y en a un qui s’est tourné en été, l’autre en hiver. Pour les Pee-Wee, c’était l’fun d’être une gang de jeunes comme ça. Mais en même temps, on avait plus de difficultés à rester concentrer parce qu’on avait tout le temps envie de s’amuser! Alors que pour Frisson, c’était plus facile pour moi de ne pas décrocher parce que j’étais beaucoup avec des adultes. Et j’ai beaucoup appris sur ce film-là avec tous ces acteurs d’expérience.

Avec qui as-tu le plus appris?    

Guillaume Lemay-Thivierge. J’étais avec lui tous les jours et il était vraiment comme mon grand-frère. On avait mis en place une petite routine qui s’appelait «la leçon du jour» où Guillaume me donnait des conseils. Parce que quand je suis arrivé sur ce film, je ne connaissais quasiment rien au métier d’acteur.  

Est-ce que Frisson a été le rôle qui a changé ta vie?

Oui. C’est le rôle qui a permis de lancer ma carrière. Et puis c’est un film qui m’a permis de voyager. Encore récemment, je suis allé en France et à Shanghai pour présenter Frisson. Je ne m’attendais pas du tout à ce que le film puisse aller aussi loin dans le monde. Je ne sais même pas si je serais allé un jour à Shanghai si je n’avais pas fait ce film.

Il y a eu aussi Hollywood où tu as décroché un prix pour ce film…

Oui, ça a été un très beau moment! Ça m’a fait chaud au cœur et ça m’a encore plus poussé à continuer dans le cinéma.

Est-ce que ça t’a ouvert des portes aux États-Unis?

J’ai passé quelques auditions, mais rien de plus pour le moment. Je ne suis pas encore assez bilingue pour pouvoir tenir un rôle complètement en anglais. Je continue à prendre des cours. Mais j’aimerais bien aussi pouvoir tourner en France.

Tu poursuis tes études en même temps?

Oui, c’est sûr que c’est dur de faire les deux. Mais je ne veux pas lâcher les études. Là, je suis en secondaire 4. J’ai un tuteur privé qui m’aide pour rattraper les retards que j’ai pris à cause des tournages et bien préparer les examens.  

Dans les Pee-Wee, il y a ce personnage d’ancien joueur de hockey joué par Claude Legault qui met une pression énorme à son fils pour être le meilleur sur la glace. As-tu vécu ça dans le cinéma avec tes parents ?

Non. Pas du tout. Mes parents n’ont jamais été là pour me pousser dans le dos. Mon père est avocat et ma mère est graphiste. Donc ma sœur et moi, on s’est embarqués dans la comédie parce qu’on voulait faire du cinéma. Mais si un jour, je décidais de tout arrêter, mes parents me soutiendraient dans mon choix. Ils le comprendraient tout à fait.     

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