Catherine De Léan

Une star montante en Allemagne

Le 26 février 2013 à 14:56

catherine de léan
© Eric Myre
Marie-France Pellerin / 7 Jours

Alors que nombre d’acteurs québécois rêvent de Hollywood, Catherine De Léan, elle, vise l’Allemagne. Son désir de mener une carrière là-bas se concrétise, d’ailleurs, peu à peu: la comédienne connaît ses débuts de gloire allemande grâce au rôle de Natalie Brinac dans le long métrage Schlussmacher.

Catherine, vous êtes en train de devenir une véritable star en Allemagne…

Je ne suis pas allée à la première du film Schlussmacher, car j’étais «trop enceinte» pour prendre l’avion, mais des amis m’ont dit avoir vu la bande-annonce dans le métro de Berlin pendant des semaines. Sur Facebook, je reçois environ cinq demandes d’amitié par jour provenant d’Allemands inconnus. Je verrai à ma prochaine visite là-bas ce que ça donne concrètement.

Comment votre aventure a-t-elle débuté là-bas?

J’ai commencé à apprendre l’allemand quand j’étais adolescente et j’ai continué, sans but précis. Je suis ensuite tombée amoureuse de la ville de Berlin. J’y suis retournée souvent. J’étais contente, car ça avait finalement servi à quelque chose que j’aie étudié l’allemand pendant 10 ans! Je me suis dit: «Pourquoi ne pas essayer de joindre mon travail et ma passion pour Berlin?» J’ai donc trouvé un agent là-bas; c’était il y a environ cinq ans.

Vous avez décroché un rôle dans Schlussmacher, un film qui met en vedette la star Matthias Schweighöfer et qui constitue la plus grande entrée au box-office allemand en deux ans. Comment le tournage du film s’est-il déroulé?

C’était un peu irréel pour moi de me retrouver sur un plateau à Berlin et de me faire diriger en allemand. C’était super, pas tant en ce qui a trait au scénario et au personnage qu’en ce qui concerne l’expérience. Tout le monde pensait que j’étais Française. Personne ne savait où se trouve le Québec. J’ai dû expliquer à tous que, au Canada, il y a une province qui parle français.

Avez-vous reçu d’autres offres là-bas?

J’ai eu des offres, mais rien n’est confirmé. Le film est sorti le 10 janvier. On attend de voir les retombées.

Est-ce difficile de concilier une carrière au Québec et en Allemagne?

L’Allemagne, c’est un projet un peu démesuré, alors c’est stimulant. Ça donne envie de bûcher pour le réaliser. Le défi va plutôt être de coordonner ma carrière ici avec ma famille. Comme j’ai un bon papa avec moi, beaucoup de choses sont possibles.

Vous assurerez la coanimation du quatrième Cabaret de la femme jument, où des artistes de tous les horizons viennent poser un regard créatif sur la condition féminine. En quoi cet événement se démarque-t-il des précédents?

Cette année, c’est la première fois qu’on donne un thème à nos artistes. Le spectacle est dirigé. Ce n’est plus juste un enchaînement de numéros. C’est aussi la première fois qu’on doit refuser des artistes. Et je vais accoucher virtuellement pendant le Cabaret. Il faut venir voir ça!

Le Cabaret de la femme jument se déroulera le 10 mars prochain à 19 h 30 à la Sala Rossa, à l’occasion de la Journée de la femme. Pour de plus amples renseignements, visitez le www.lescousinescanine.info.

 

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