Gala échangiste d’Éric Salvail

Le meilleur de Juste pour rire

Le 24 juillet 2012 à 9:41

Éric Salvail et ses invités ont proposé un spectacle imaginatif et drôle.
© Frédéric Auclair / TVA Publications / Agence QMI
Marc-André Lemieux / Agence QMI

On n’aurait échangé notre place pour rien au monde lundi soir au gala échangiste d’Éric Salvail. L’animateur et ses invités ont proposé un spectacle imaginatif, drôle et très surprenant aux festivaliers. Le meilleur de l'édition 2012 du Festival Juste pour rire.

Éric Salvail a mis les bouchées doubles pendant deux heures, faisant appel à ses nombreux amis du showbiz québécois. De Guillaume Lemay-Thivierge à Jean-François Breau, en passant par Michèle Richard, France D’Amour, Stéphanie Lapointe, Sœur Angèle et Clodine Desrochers, tout le bottin artistique semblait s’être donné rendez-vous à la Place des Arts.

Même Anne-Marie Losique a participé à l’aventure dans un sketch filmé dans une clinique de chirurgie esthétique!

Vive les contre-emplois

Éric Salvail et son équipe sont parvenus à nous surprendre à plusieurs reprises durant le gala, à commencer par le mot d’ouverture livré par Marie-Eykel, alias Passe-Partout.

Dans une vidéo retransmise sur un écran géant, l’actrice a faussement donné le ton aux célébrations en proposant quelques blagues plutôt salées. On dit bien «faussement», car contrairement aux apparences, cette soirée  «échangiste» ne s’articulait pas autour d’un thème à connotation sexuelle. On a préféré demander à des célébrités de tous azimuts de changer de vocation le temps d’un sketch.

À lui seul, le numéro d’ouverture valait le prix d’entrée. Au programme, une pléiade de contre-emplois plus étonnants les uns que les autres: Marie-Élaine Thibert qui se balance sur un trapèze, Marc Hervieux qui chante un rigodon (C’est en revenant de Rigaud), Ricardo Larivée qui raconte une «joke de cul», Éric Lapointe qui entonne la virile Je m’appelle Paulette de Paolo Noël entouré d’une horde de matelots et Sœur Angèle qui surgit d’un gâteau sur l’air de Lady Marmalade.

Le clou du tableau est survenu durant un tango entre un étudiant masqué et un policier armé. Après quelques pas de danse, les deux mystérieux protagonistes ont enlevé leurs costumes, révélant leur véritable identité: Gilbert Rozon personnifiait le manifestant, tandis que Léo Bureau-Blouin se cachait sous l’uniforme de l’agent de l’escouade antiémeute. La foule s’est levée d’un bon après la révélation. Un beau clin d’œil.

Pour sa part, Michel Barrette a confirmé ses talents de conteur alors qu’il devait raconter une histoire qui lui est déjà arrivée en moins de temps possible. La performance du vétéran a visiblement ravi l’auditoire, qui lui a réservé une ovation debout bien sentie.

Contrairement à Barrette, Cathy Gauthier n’a pas relevé son défi. Et c’est tant mieux. La pétillante comique n’a pas réussi à présenter un numéro de cinq minutes sans obscénités. «Chasser le naturel, il reviendra au galop, câlisse!» s’est-elle exclamée au terme de son monologue.

Voyez notre galerie photos des moments forts de la soirée.

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