Jacynthe René

Respire le bonheur!

Le 23 février 2012 à 17:37

© Marco Weber
Lisanne Rheault-Leblanc

La comédienne Jacynthe René s’est éloignée des projecteurs pour se dédier à 100 % à ses enfants. Outrée par les méthodes de certains spécialistes de l’enfance, la jeune femme, qui a créé une école alternative, prêche pour un nouvel idéal familial et nous livre ses secrets pour mener une vie équilibrée dans Respirer le bonheur.

Jacynthe, dans ce livre, tu remets en question les théories des spécialistes au profit de ta vision de mère. As-tu eu le syndrome de l’imposteur en l’écrivant?

Non. C’était simplement l’occasion de parler d’une autre façon de vivre. J’ai fait lire le livre à des pédiatres. On m’a dit que je n’étais pas dans le champ, que je traduisais par l’expérience les études qui avaient été réalisées dans le domaine médical. Je trouve que ça manque; on parle beaucoup d’études, mais pas d’expérience.

Les mères ne s’écoutent pas assez, selon toi. Pourquoi?

Je ne sais pas. Beaucoup de gens se permettent de dire des choses, et on y est sensibles, car on veut le bien-être de nos enfants. On est très influençable quand on est maman, sauf quand on est têtue comme moi. (rires)

Avant la publication du livre, avais-tu conscience que certaines idées pourraient choquer ou être critiquées?

«Je n’ai aucune prétention, ni d’être auteure ni de détenir la solution. Je ne fais que donner des idées.»

Je ne fais pas l’unanimité et je ne le ferai pas avec ce livre non plus. Le but de Respirer le bonheur est que les gens se questionnent et s’écoutent. S’il sucite des débats, pour moi, c’est positif. Je ne dis à personne quoi faire et je n’ai aucune prétention, ni d’être auteure ni de détenir la solution. Je ne fais que donner des idées. Je n’invente rien, au contraire. C’est du gros bon sens, le résumé d’un paquet d’idées qui peuvent changer des vies, car elles ont changé la mienne.

Après des années à courir, tu as maintenant un mode de vie sain et tu prônes même la simplicité volontaire. Comment s’est faite cette transformation?

Mes réflexions m’ont menée là où je suis aujourd’hui. En changeant, j’ai trouvé le bonheur. Regardons-nous aller... Est-ce que notre carrière nous donne une place dans la société et est-ce une source de bonheur? Personnellement, c’est quand je me retrouve dans l’herbe, avec mes enfants, et que je ne fais rien que je suis le plus heureuse. Maintenant, je peux dire que j’aime chaque journée, que je fais exactement ce que j’ai envie de faire. Je suis bien dans ma vie. Et je crois que ce bonheur est accessible à tous.

Tu soulignes également l’importance de la pensée positive.

Je ne veux convaincre personne, mais je sais que ça marche. Si j’ai eu ma maison, si j’ai fondé une école alternative alors que tout le monde me disait de me concentrer sur ma carrière, si j’ai réussi à mettre la main sur des terres agricoles pour mon jardin... c’est grâce à ça. Si quelqu’un n’y croit pas, qu’il saute ce chapitre! Mais ceux qui veulent essayer vont voir que ça rend la vie magique.

Tu as mis sur pied une école alternative, il y a deux ans. Peux-tu nous en parler?

C’est une école de rêve, qui permet à 170 familles de s’épanouir. J’y vais deux fois par semaine et, chaque fois, je suis émue. Il y a une directrice en or, les professeurs sont passionnés et ils ont toujours plein d’idées. Ça bouge! Les enfants sont épanouis.

Même si tu as la vie que tu souhaitais, à quoi rêves-tu maintenant?

Simplement que ça continue comme ça. J’ai mis de belles choses de l’avant, et tout est en train de se concrétiser. Je veux seulement continuer de jouer et de vivre cette vie-là avec mon chum et mes enfants dans cet endroit de rêve. J’ai aussi des projets intéressants comme comédienne et je souhaite que le livre fasse du bien aux gens.

    
 

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