Johnny Hallyday sur les plaines d’Abraham

Une force de la nature

Le 11 juillet 2012 à 10:43

Johnny Hallyday a "allumé le feu" sur les Plaines d'Abraham le 10 juillet.
© Stevens Leblanc / Journal de Québec / Agence QMI
Pierre O. Nadeau / Agence QMI

Une véritable force de la nature s’est déchaînée, mardi soir, sur les plaines d’Abraham à Québec: Johnny Hallyday s’est employé à «allumer le feu» devant une foule considérable, témoin d’une performance hors du commun.

On avait peine à croire que l’homme de 69 ans qui a frôlé la mort dans un passé récent puisse rebondir avec l’énergie de ses beaux jours. Dans une forme explosive, il en a fait voir de toutes les couleurs à la marée humaine avec une colossale production.

La foule a réagi avec enthousiasme en voyant la vidéo biographique du départ, qui était suivie d’une fracassante ouverture relevée d’effets sonores balayant l’immense scène avec une rare intensité sous l’effet d’une projection stroboscopique d’images. On se serait cru au prochain spectacle de Roger Waters…

Vêtu tout de cuir noir, le Taulier est apparu sous un tonnerre d’effets et de cris stridents d’une foule visiblement gagnée d’avance. Johnny a lancé le bal avec Allumer le feu, dans un déclenchement de torches de feu et au son des guitares stridentes de ses jeunes acolytes. Puis, sans reprendre son souffle, le visage déjà en sueurs, Jean-Philippe Smet – c’est son nom – nous a rappelé de cette voix chaude: Je suis né dans la rue.

40 musiciens

À sa 181e tournée, «Johnniiii» comme disent les Français multiplie les heureuses surprises en reprenant cette fois la très belle œuvre Diego libre dans sa tête, avec le soutien cette fois d’un important ensemble symphonique recruté à Québec. La quarantaine de musiciens l’ont accompagné ensuite pour Quelque chose de Tennessee. Toutes les cordes se font très discrètes derrière la voix puissante et prenante de Hallyday qui a fendu l’air de Québec. Ces mêmes cordes ont vibré avec émotion lorsque le chanteur a livré son Poème sur la 7e inspiré d’une symphonie de Beethoven.

Devant l’enthousiasme débordant de la foule, l’icône du rock a lancé : «j’aurais dû revenir plus tôt…». Soulignant du même coup le talent québécois, il a présenté son invitée Marie-Marie, accueillie à son tour à grands cris. La chanteuse s’est déhanchée aux côtés de Johnny sur l’air entrainant de Rock’n Roll Attitude.

Hallyday s’est imposé par son remarquable jeu théâtral, qui l’a amené à vivre intensément chacune de ses interprétations. Il s’est métamorphosé en Tom Jones ou encore en Elvis Presley, dans des relectures personnelles fort convaincantes. Comme prévu, son interprétation attendue de Que je t’aime a fait dresser les poils d’une foule émue qui lui a retourné la déclaration d’amour par des cris enthousiastes.

The Eagles

La soirée a débuté dès 19h30 avec un beau moment d’émotion lorsque le vétéran Don Felder est revenu recréer la magie des Eagles, ouvrant le bal avec la pièce maîtresse Hotel California, que le coauteur a interprétée sur sa Gibson blanche à deux manches. Ensuite, le guitariste de la Floride - qui n’a rien perdu de son doigté hors pair- et ses quatre acolytes ont créé une atmosphère de party sur de bons vieux airs de rock’n roll d’époque comme One of These Nights, et un hommage fort apprécié de la foule au légendaire Stevie Ray Vaughan.

 

 

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