Le Retour de nos idoles

Trois heures de pur bonheur

Le 5 mai 2012 à 7:04

Jean-Jacques Lafon et Ginette Reno © Karl Tremblay
Pierre O. Nadeau / Agence QMI

Trois heures de pur bonheur, avec frissons garantis. Voilà ce que procure la deuxième édition du Retour de nos idoles à un public visiblement ébloui et ému.

Si les idoles d’hier ont grisonné un peu, il n’en est rien de leurs classiques, qui ont donné lieu à de vibrantes retrouvailles, vendredi, au Colisée Pepsi.

Devenu une tradition exclusive à la ville de Québec, le grand bal de la nostalgie a donné bien des frissons à un public visiblement ravi, qui s’abreuvait de tous ces succès qui ont bercé sa jeunesse. S’alignent avec un rythme soutenu des incontournables livrés avec la même intensité par les interprètes originaux. Et sans bande préenregistrée, nous avertit-on!

Production généreuse

De nouveau, une production raffinée et généreuse surprend par son ampleur considérable. En plus d’en avoir plein les oreilles, le public a droit à un réel régal visuel, qui redonne avec respect et bon goût ses lettres de noblesse à la chanson populaire.

Toujours aussi svelte et pétillant à 76 ans, Joël Denis a ouvert la fête avec entrain, vendredi après-midi, multipliant les pas de danse sur les airs de Lolita et de son incontournable Ya ya, avec l’appui d’une douzaine de musiciens, de quatre choristes et d’une troupe de danseurs et danseuses.

Puis, refait surface l’attachant Monsieur Dupont, ramené par les toujours entraînantes Milady’s. Toujours aussi élégant, Tony Massarelli est de la fête pour souligner ses 50 ans de vie artistique et québécoise sur l’air d’Aimer et mentir.

Des Français imposants

Les invités français apportent à leur tour leur dose d’émotion, d’abord lorsque Michel Delpech ramène Les divorcés et Pour un flirt, ensuite lorsque Michèle Torr lance l’invitation Emmène-moi danser ce soir. Pour sa part, Charles Dumont rappelle sa collaboration avec Édith Piaf sur l’air de Non, je ne regrette rien, dans un autre moment très touchant.

60 ans de carrière

Michel Jasmin, de nouveau à la coanimation avec Michel Drucker, annonce l’apparition de celle qui célèbre ses 60 ans de carrière: Renée Martel. La foule s’enthousiasme sur un pot-pourri de ses succès, qui culminera avec J’ai un amour qui ne veut pas mourir, relevé des voix d’un public conquis d’avance qui lui servira de chorale.

Et voilà que Michel Drucker présente celle qu’il considère comme «la plus grande chanteuse au monde»: Ginette Reno, acclamée à grands cris! La marraine de l’édition 2012 offre davantage que Des croissants de soleil, revisitant huit de ses succès, dont Je ne suis qu’une chanson, qui fait dresser les poils d’un public au comble de l’émotion, surtout lors de la colossale finale, livrée a cappella, sans micro, en plein Colisée!

Puis, jaillit la boule disco pour célébrer le retour de Martin Stevens et de Love Is in the Air. La fête farcie de surprises se poursuit avec Jean Nichol, qui amène la foule à se dandiner sur l’air de Oh Lady Mary; suit Alain Morrisod, qui nous replonge dans son Lac de Côme, jusqu’à la finale tout en rock de Michel Pagliaro.

On verra ensuite le public repartir heureux avec plein de chansons en tête pour au moins plusieurs jours…

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